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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 11:38

La Mutualité Française et la MIVILUDES signent une convention cadre pour informer sur les risques de dérives sectaires dans le domaine de la santé.

L'étude ne va pas sur le terrain des maladies chroniques où le désespoir est à la mesure de l'utilisation en marge - ou en remplacement - des médicaments de ces thérapies. Entre effets secondaires ou pas d'effet, la personne malade espère toujours le "remède" miracle pour une guérison que la médecine n'a pas réussi à lui procurer. Si la démarche doit être respectée, autant en informer tout de même son médecin car les conséquences peuvent en être désastreuses. Le médecin ne doit pas juger mais accompagner.

Par ailleurs, l'afa prépare pour 2014 un dossier sur son nouveau site www.afa.asso.fr pour inventorier toutes les "thérapies" dites "complémentaires". A suivre AAMM

Il existe de nombreux termes pour qualifier les médecines non conventionnelles, qui peuvent présenter des ambigüités et reflètent des conceptions bien différentes : médecines douces, médecines naturelles, médecines parallèles, médecines alternatives, médecines complémentaires …

L’Académie de Médecine préconise celui de « thérapies complémentaires » car « il évite l’appellation tout à fait injustifiée de "médecines" et implique que ces pratiques ne sont que de possibles compléments aux moyens de traitement qu’offre la médecine proprement dite, à laquelle elles ne sauraient se comparer ni se substituer ».

Risque de dérives sectaires en santé
La Miviludes indique, dans son guide « Santé et dérives sectaires » publié en 2012, que « les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent près de 25% de l’ensemble des signalements [qu’elle reçoit] ». Ce chiffre est en constante augmentation.

Elle identifie notamment ce type de risque pour certaines thérapies complémentaires. Leur nombre très important (plusieurs centaines) ne facilite pas l’évaluation de ces pratiques.

Profil des personnes ayant recours aux thérapies complémentaires
Selon un sondage de l’IFOP réalisé en novembre 2007, « Les Français et les médecines naturelles » :
Près de 4 des Français sur 10 se tournent vers les médecines non conventionnelles.

Le profil type serait une femme de 30 ans, de catégorie socioprofessionnelle moyenne ou supérieure, résidant dans une commune urbaine.

Toutefois, dans sa note d’octobre 2012, le Centre d’Analyse Stratégique estime que le profil des usagers se diversifie et que cela concerne tous les profils, quels que soient l’âge, le genre ou le niveau socioculturel.

Le choix du praticien (s'il y a) se fait 3 fois sur 4 par bouche à oreille. On peut toutefois noter une certaine complémentarité entre la médecine allopathique et les médecines non conventionnelles : dans un tiers des cas, le nom du praticien est indiqué par le médecin traitant.

Lu dans la revue de presse de Veille Mine d'Infos MGEFI N° 69 du 6 décembre 2013

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Published by amis de l'afa et des mici
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