Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 09:29

Un dossier de la rédaction de www.66millionsdimpatients.org, un site à découvrir et à suivre initié par le CISS (Collectif Interassociatif Sur la Santé) ... AAM

Ses adeptes sont de plus en plus nombreux. La santé connectée propose à l’utilisateur de devenir acteur de sa santé ou de son bien-être. Passage en revue des outils existants, des usages observés ou envisagés et des conseils de bonne utilisation qu’il convient de respecter.Traqueur d’activité, pèse personne, lecteurs de glycémie ou autres applis santé diverses et variées, les outils connectés ont en commun la capacité d’enregistrer des données relatives à la santé ou au bien être de l’utilisateur et de les transférer vers des plateformes qui lui permettront de suivre leur évolution et éventuellement de les partager.


« Grâce à la santé mobile, peut-on lire dans un communiqué publié en avril par la Commission européenne, certaines visites onéreuses à l'hôpital pourront être évitées, les citoyens pourront mieux prendre en charge leur propre santé et leur bien-être, et la démarche préventive prendra progressivement le pas sur la démarche curative. C’est aussi une formidable occasion pour l'économie florissante des applis mobiles et pour les entrepreneurs. »

Des débouchés encore inexplorés
Le marché de la santé connectée a explosé ces dernières années en même temps que l’usage du smartphone et de la tablette s’est démocratisé dans les pays développés.
Un marché en plein boom, donc, qui a généré d’importants changements dans les usages aussi bien de la part des patients que des soignants. En 2017, estime la Commission européenne, si son potentiel est pleinement exploité, la santé mobile pourrait permettre d'économiser 99 milliards d’euros en coûts de soins de santé dans l’Union européenne. La santé mobile n’a toutefois pas encore montré tout son potentiel et devrait dans les prochaines années profondément modifier notre façon d’appréhender les questions de santé.

Un encadrement plus strict en vue
Pour le meilleur et pour le pire ? Les données générées par les applis santé ou les objets connectés, qu’elles relèvent de la santé ou du bien-être, sont susceptibles d’apporter de nombreuses informations sur la vie intime des utilisateurs.
Les pouvoirs publics s’annoncent volontiers favorables au développement de la santé connectée. La prise de position récente de la Commission européenne en témoigne. Ils n’en demeurent pas moins attentifs aux possibles excès auxquels ces nouveaux usages pourraient conduire, en matière de respect de la confidentialité notamment ou d’inégalités d’accès aux dispositifs.

Un dossier développé autour de 5 articles

- Un marché en pleine expansion

- Encadrement du marché : les pistes envisagées

- Diabète : les usagers connectés donnent leur avis

- Le long chemin de l’auto-mesure à la télémédecine

- Questions à Frédérique Thomas, Epidémiologiste


Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 08:20
S'allier pour mieux se battre

C'est l'objectif de la journée mondiale des MICI que l'afa rejoint officiellement en 2013.

Plus de 6 millions de malades dans le monde, 3 millions en Europe et le nombre de cas n’a cessé d’augmenter durant ces quinze dernières années. La cause devient mondiale.
Créée il y a deux ans, la journée mondiale des MICI est officiellement "célébrée" tous les 19 mai. Chaque pays décide de faire de cette journée au niveau national une journée de sensibilisation, mais aussi une journée de lobbying pour porter la voix des malades avec une force européenne et mondiale.

Et que fait l'afa pour la journée mondiale des MICI, le 19 mai 2014 ?

A l’occasion de la journée mondiale des MICI, l’afa organise les 2èmes Etats Généraux des Malades de MICI (EGMM) qui auront lieu ce samedi 24 mai 2014 au Conseil Economique Socia & Environnementall à Paris.

« Briser le silence, l’indifférence, la peur face à la maladie », … qui pouvait le tenter sinon les malades eux-mêmes ? Avec les 1ers EGMM en 2009, 840 malades ont pu faire des propositions pour faire bouger les lignes : parler de leur maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique, ces maladies que l’on « soigne de mieux en mieux » mais qui, pour tous, évoque incertitude de l’avenir, douleur, angoisse, fatigue, problèmes alimentaires et traitements « à vie » !

Avec les premiers Etats Généraux en 2009, les malades ont enfin pu faire entendre leurs voix et proposer une feuille de route avec 10 priorités d’actions.

Cinq ans après, voici venu le temps du bilan « pour aller plus loin, plus vite, plus haut, plus ensemble et encore plus nombreux », commente Jacques Bernard, président du Comité d’Organisation de ces 2èmes EGMM.

Et en effet, pour aller plus loin, un panel de citoyens composés de malades, de proches, de médecins vous propose 20 plaidoyers stratégiques pour 2020.

Ces 20 propositions d’actions seront présentées et quatre d’entre elles seront mises en lumière à travers des témoignages, et des débats interactifs entre la salle et des personnalités de la santé.

Rendez-vous samedi ! Inscription et proposition sur le site de l'afa www.afa.asso.fr et le blog www.egmm2014.fr

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:55

Un article pointu publié par Daniel Carré, membre du CISS Ile de France au nom de l'ADMD - Association pour le Droit Mourir dans la Dignité, un des acteurs "très actifs" de la Démocratie Sanitaire. Si l'analyse des deux tiers du texte porte bien sur la place du patient - usager, objet et sujet de soin - l'article "dérive" un peu sur le sujet qui tient à coeur Daniel Carré ... néanmoins une bonne analyse qui n'engage que son auteur que nous tenions à vous communiquer pour sa pertinence. AAM

La doxa de la Santé place le patient, l’usager, le citoyen, la personne au centre de l’organisation sanitaire. La loi du 4 mars 2002 (loi Kouchner) a fait émerger des concepts nouveaux concernant les droits du patient dans le système sanitaire. Depuis 12 ans des évolutions importantes ont été apportées par la loi du 22 avril 2005 (loi Leonetti) et la loi du 5 mars 2007 (protection de la personne).

L’usager est au centre du système : sans lui, ni médecine, ni accompagnement social. Le concept de Démocratie Sanitaire, troisième pilier de la Stratégie Nationale de Santé proposée par le Gouvernement, concerne tous les acteurs. Cependant l’usager du système en est un élément singulier, car il est à la fois l’objet, le sujet et l’acteur de l’organisation de la santé lorsqu’il devient patient. Parler de Démocratie Sanitaire, c’est parler du mode d’exercice du pouvoir dans l’univers sanitaire, qui implique un partage entre pouvoir politique, pouvoir professionnel et pouvoir citoyen.

L’usager est l’objet de soins, que le patient achète et consomme d’une manière parfois similaire aux autres biens du marché. Ce positionnement met la maladie au centre de la relation : on soigne sa toux ou son cancer. La maladie perturbe ou parfois détruit l’organe dont il convient de restaurer le fonctionnement. Le patient consommateur va rechercher le meilleur rapport qualité prix. Il devient la cible des mécanismes de marketing qu’utilisent notamment les grandes sociétés pharmaceutiques. Dans une telle optique, la valeur de marché de l’acte médical et surtout chirurgical fait exploser les tarifs opposables. Comme le proclame Monsieur Coléou, le PdG de Korian, investissez chez nous, car les EHPAD procurent une très forte rentabilité…La santé est devenu un marché extrêmement important, qui représente 12% du PIB en France et 16% aux USA. Ce marché engendre des flux d’exportation en pleine croissance quand les travaux dentaires sont effectués en Hongrie, la prothèse de hanche posée en Thaïlande ou la PMA pratiquée en Grèce. Cette prise en charge de la santé par le marché est la principale source des inégalités d’accès aux soins et des écarts d’espérance de vie selon les catégories sociales.

Le soin concerne heureusement la personne qui devient sujet de soins du médecin qui déploie sa science biotechnologique et exerce sa pratique clinique. La maladie concerne aussi le domaine mental, difficilement réductible aux troubles d’un organe. Si le patient devient sujet, il n’est plus une cible marketing, mais une personne avec laquelle on est en relation, auquel on doit respect, considération et compassion. Un sujet est un citoyen qui a des droits inscrits dans la Loi. Un sujet est une personne qui a ses propres valeurs et convictions que toute démarche éthique doit respecter. Un sujet a la capacité de s’informer, de savoir et de comprendre ce qui le concerne en premier lieu, finalement de pouvoir librement consentir aux soins proposés comme d’avoir accès à son dossier médical. Un sujet peut aussi s’associer à d’autres citoyens pour faire entendre collectivement leurs voix dans des associations qui contribuent à la gouvernance du système. Cette parole se formalise dans des plaidoyers pour faire évoluer les lois et règlements sanitaires et sociaux. Cette parole dispose enfin d’un pouvoir de lanceur d’alerte en cas de crise ou scandale sanitaire.

Avec son niveau d’information qui augmente, le sujet se met en position d’observation et d’analyse sur son propre état physique et mental. Si sa connaissance intime de la maladie ne dispose pas de savoirs scientifiques, il a une appréhension globale de son état, certes subjective, comme de l’enjeu de son retour ou de son maintien en bonne santé. La médecine constate aujourd’hui que le patient devient un acteur de soins incontournable pour le bon déroulement des protocoles thérapeutiques. De plus, la prise en compte des objectifs et volontés du patient transforme la relation patient/soignant. Des concepts nouveaux ont émergés, éducation thérapeutique du patient et accompagnement par des patients experts. L’association du patient au soin bouscule fortement la vision hippocratique de la médecine. Cette évolution fait l’objet d’articles de très sérieuses publications médicales comme le New England Journal of Medecine (NEJM) ou le British Medical Journal (BMJ). Ce changement de vision est important dans le défi sanitaire actuel, qui est la prise en charge des pathologies chroniques et des polypathologies des patients âgés. Acteurs de soins, les usagers peuvent également se regrouper pour une prise en charge communautaire de leur santé, démarche très importante pour développer la prévention primaire qui dépend de la motivation du citoyen pour maîtriser ses conditions de vie et son alimentation.

Cette grille d’analyse s’applique quand la personne elle-même exprime ses volontés pour sa fin de vie, en rédigeant des directives anticipées. Elle désigne une personne de confiance qui a le droit de l’assister dans son dialogue avec les soignants, puis d’exprimer ses volontés de celui-ci lorsqu’elle n’en a plus la compétence. La loi du 5 mars 2007 a mis en place la possibilité de signer un mandat de protection future qui confère au mandataire, librement désigné par le mandant, un rôle d’interlocuteur unique avec le système de santé, en plus d’une fonction de curatelle ou tutelle sur ses biens.

Toutefois les évènements dramatiques de ces dernières années démontrent que le mode de consentement aux soins et prendre soins de la personne malade ou vulnérable doit être clarifié, que son expression soit directe ou par le truchement d’une personne de confiance ou d’un mandataire de protection. Il conviendra alors d’associer aux dispositions juridiques les démarches et considérations éthiques, tant sont complexes et diverses les situations à prendre en charge.

Ceci nécessite de définir les capacités réelles et les pouvoirs d’anticipation de chacun, par exemple le caractère contraignant et opposable des directives anticipées et le pouvoir effectif de consentement aux soins du mandataire de protection. Les textes doivent aussi définir les modes de décisions concernant des personnes qui n’ont rien anticipé ou n’ont plus la conscience d’exprimer leur volonté, ni de proche pour parler en leur nom.

Daniel Carré. Voir le lien de son blog Mediapart ci-après

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 07:01

Le microbiote, un mot désormais incontournable dans nos congrès de gastro-entérologie. Ce papier dans la revue de presse de l'Inserm met en avant la bactérie F. Prausnitzii dont nous parle l'afa depuis quelques années, rien de très nouveau mais des confirmation de pistes pour nos chercheurs MICI. AAM

Le microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes hébergés au niveau des muqueuses, contribue de façon cruciale à notre santé en influençant notre développement, notre métabolisme, notre immunité… Cependant, les mécanismes par lesquels il joue ce rôle majeur restent pour la plupart inconnus. Des chercheurs de l’Unité Inserm 892 “Centre régional de recherche en cancérologie Nantes Angers” viennent d’identifier un des mécanismes par lesquels le microbiote permet à notre système immunitaire de prévenir l’inflammation du gros intestin. Leurs résultats sont publiés sur le site de la revue Plos Biology le 9 avril.

Les chercheurs ont identifié une population de lymphocytes T régulateurs jusque-là inconnue chez l’homme – baptisés DP8a – et démontré que leur développement est induit par une bactérie du microbiote intestinal: Faecalibacterium prausnitzii.

De précédentes études avaient révélé la fréquence anormalement basse de cette bactérie dans la flore fécale des patients atteints de maladies inflammatoires du tube digestif.
Les chercheurs montrent dans cette étude que les lymphocytes DP8a spécifiques de cette bactérie sont eux-mêmes diminués chez ces patients, à la fois dans la muqueuse colique et dans le sang.

“Les résultats indiquent que cette population de lymphocytes joue un rôle majeur pour préserver le gros intestin d’une inflammation. Nous avons ainsi identifié, pour la première fois chez l’homme, un mécanisme par lequel une bactérie du microbiote contribue à l’équilibre de la muqueuse qui l’héberge” explique Francine Jotereau, professeur émérite au sein de l’Unité Inserm et co-auteur de ces travaux.

Ces résultats ouvrent la voie au développement de marqueurs et de thérapies innovantes pour la prévention et le traitement des maladies inflammatoires du tube digestif via la restauration de l’activité anti-inflammatoire des lymphocytes Treg DP8a chez les patients.


“Ces résultats vont également permettre de rechercher le rôle de ces lymphocytes T régulateurs dans le contrôle d’autres pathologies telles que les allergies, ou les maladies infectieuses chroniques mais aussi de mieux comprendre l’impact du microbiote sur le système immunitaire” conclut Francine Jotereau.

Une bactérie protège le gros intestin d’une inflammation
Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:50
Biosimilaires : un potentiel gisement d’économies mal encadré

Voilà un bien grand mot qu'il va falloir suivre ... "biosimilaire", bio racine de biothérapie et similaire "Se dit de choses qui peuvent, d'une certaine façon, être assimilées les unes aux autres" nous dit le Larousse. Le débat porte désormais sur la tombée des brevets de ces traitements aussi complexes que les biothérapies, et plus exactement de leur molécule. Le "d'une certaine façon" prend ici tout son sens. Alors que la méfiance sur les médicaments génériques n'est pas totalement acquise par les français, le Ministère voit ici un bon moyen de faire des économies sur des traitements onéreux qui pèsent de plus en plus sur nos déficits. Le débat porte donc sur le "similaire" et le combat des mots débute entre les nouveaux fabricants, les détenteurs des "princeps" ... sur fond de silence radio des acteurs principaux, médecins, malades voire même institutions publiques.

L'on nous rassure avec le fait que "l'efficacité" biosimilaire devra aussi être prouvée par des essais avant sa mise sur le marché et que les malades ayant déjà un traitement actif ne le verront pas être substitué d'office ... reste qu'aujourd'hui "l'on" agite le drapeau rouge de la comparaison qui ne peut être la même chose ... Un débat est ouvert par ce premier article proposé par le Quotidien du médecin. AAM

_____________________________________________________________________________

La substitution par des biosimilaires des médicaments biologiques va-t-elle permettre à l’Assurance-maladie de réaliser entre 500 millions et un milliard d’euros d’économies par an ? C’est le pari des pouvoirs publics qui, dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) de 2014, ont introduit la possibilité pour les pharmaciens de substituer, en initiation de traitement, un médicament biologique par un biosimilaire.

L’économiste de la santé, Claude Le Pen, a présenté les résultats d’une étude sur ces biosimilaires. Commandé par Amgen, laboratoire américain, ce travail met en évidence le fait que la France est aujourd’hui le seul pays européen à se doter d’une telle législation. Pour le professeur à l’université Paris-Dauphine, les économies potentiellement générées par ces médicaments sont le principal motif de cette décision qui est loin de faire l’unanimité, notamment chez les prescripteurs.

Quelles incitations financières pour le pharmacien ?

La LFSS 2014 prévoit la création par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d’une « liste de référence » de médicaments biosimilaires. Le texte précise que la substitution doit se faire impérativement à l’initiation du traitement et que le prescripteur doit en être informé. Les modalités d’application de ces principes sont toutefois renvoyées à des décrets d’application futurs.

Plusieurs questions sont en suspens, selon Claude Le Pen : comment le pharmacien saura-t-il que la prescription d’un médicament biologique de référence correspond à une initiation de traitement ? Comment informera-t-il le prescripteur de la substitution ? Quelles incitations financières pour l’inciter à s’engager dans un acte de substitution « très contraignant et très consommateur de temps, susceptible en outre d’affecter ses marges commerciales » ? Faudra-t-il créer un dispositif de tiers payant contre biosimilaire pour inciter les patients à accepter cette substitution ?

Un champ qui devrait s’élargir

L’économiste ne répond pas à ces questions, mais il note que « la substitution n’est pas le seul, ni nécessairement le meilleur moyen de contribuer au développement des biosimilaires ». Il précise que l’Allemagne et l’Hexagone atteignent déjà de très bons taux d’utilisation des biosimilaires « sans passer par ce dispositif ». Il est vrai qu’en Europe, seules trois molécules sont aujourd’hui « biosimilarisées », la Somatropine, le Filgrastim et l’Epoiétine.

Le champ du biosimilaire devrait cependant bientôt s’élargir. D’ici à 2020, dix brevets représentant 10 % du marché vont tomber dans le domaine public. Amgen lui-même prévoit de produire le trastuzumab, le bevacizumab, le cetuximab, le rituximab, l’infliximab et l’adalimumab (dans les MICI note AAM) à l’horizon 2017.

H.S.R.

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:10

Comment concilier Bien-être et Performance au travail ? Tels sont les enjeux de ces rencontres organisées par nos dirigeants. Il faut parcourir ce document d'experts à la recherche de nos préoccupations ... si l'on parle santé, est-elle celle des "biens portants" qui risquent de la perdre en travaillant ou est-ce celle de ceux qui espèrent la reconquérir (la santé) en préservant une vie professionnelle, seul lien avec la Cité ... (et le banquier) ?

Nous resterons sur notre faim, relisant les travaux de l'association (Im)patients, Chroniques et Associés ... (p.14 à 17 et puis tout est intéressant dans ce livre blanc !) ... tout reste à faire dans les mentalités pour reconnaître la valeur "travail" de chacun, bien portant ou porteur d'une maladie chronique ou d'un handicap ...

Cela sera de nouveau un des sujets porté par les Etats Généraux des Malades de MICI le 24 mai prochain ... AAM

Les actes des Rencontres parlementaires

Le livre blanc Vivre comme les autres

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:05

Le Symposium de la SFED qui s'est tenu sur cette thématique le jeudi 20 mars 2014 dans le Grand Ampithéâtre du Palais des Congrès de Paris lors des JFHOD a su captiver un très nombreux auditoire. Le Docteur Philippe BULOIS vous en livre ci-après un résumé.

(d'après SFED News Hebdo n°178 : "Retour sur le Symposium de la SFED aux JFHOD 2014 : sur « Endoscopie des MICI : quand, comment ? »")

La place et les modalités de l'endoscopie au cours des MICI ont profondément évolué au cours des 15 dernières années.

La meilleure compréhension des facteurs pronostiques des patients traités par anti-TNF a permis l'émergence du concept de cicatrisation muqueuse. Celle-ci est aujourd'hui l'un des objectifs principaux des traitements de ces maladies inflammatoires dans la mesure où elle est associée à une diminution des risques de récidive, d'hospitalisation et de recours à la chirurgie. Elle doit être systématiquement recherchée dans les mois qui suivent l'instauration d'un nouveau traitement.

Au cours de ces pathologies chroniques, la qualité du compte-rendu d'endoscopie est un élément essentiel à l'évaluation des patients sur le long cours. Trois scores permettent de synthétiser la sévérité des lésions anatomiques visualisées en endoscopie : le CDEIS pour la maladie de Crohn, l'UCEIS pour la rectocolite hémorragique et le score de Rutgeerts pour la récidive post-opératoire.

Même s'il a été surestimé dans le passé, le risque de cancérisation des colites chroniques est bien réel. Il concerne les patients atteints de RCH ou de formes coliques étendues de maladie de Crohn. Sa prévention repose sur la surveillance endoscopique, dont le rythme est adapté à chaque malade en fonction de facteurs de risque individuels. La chromoendoscopie et les biopsies ciblées qu'elle permet ont prouvé leur supériorité par rapport aux biopsies réalisées de manière aléatoire. Les colorations électroniques et l'endomicroscopie confocale pourraient, à l'avenir, améliorer encore les performances de l'endoscopie dans ces situations.

Longtemps domaine exclusif de la radiologie, l'intestin grêle est maintenant accessible à la vidéo-capsule et à l'entéroscopie. La capsule est indiquée pour le diagnostic initial après négativité de l'iléo-coloscopie et de l'exploration radiologique s'il existe une forte suspicion de maladie inflammatoire : anémie, élévation de la CRP. La place de l'entéroscopie est limitée aux gestes thérapeutiques ou lorsque qu'il est nécessaire d'obtenir des biopsies.

Le traitement endoscopique des sténoses de la maladie de Crohn repose en première intention sur la dilatation au ballonnet. Elle s'adresse exclusivement aux sténoses symptomatiques. En cas de récidive, la réalisation de dilatations itératives doit être mise en balance avec la chirurgie ou éventuellement la mise en place temporaire d'une endoprothèse.

L'intégralité de ce symposium est à revivre ou visionner en suivant le lien ci-après, sous lequel vous trouverez toutes les présentations ainsi que les enregistrements vidéo des interventions (vidéo de l'orateur et diaporama côte-à-côté) : http://www.sfed.org/2014-JFHOD-diaporamas/Retour-sur-le-Symposium-de-la-SFED-2014-Endoscopie-des-MICI-quand-et-comment.html

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici - dans MICI examens
commenter cet article
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 11:14

Plusieurs sondages et rapports récents ont montré combien l’information des usagers sur leurs droits – encore fragile - était à approfondir et poursuivre. Afin de répondre à cette problématique par une information claire et précise, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a engagé la rédaction d’un guide répondant aux principales questions que se posent les patients et les usagers. L’élaboration de ce guide, « Usagers : votre santé, vos droits » s’est faîte en collaboration avec les services du Défenseur des droits, et a bénéficié de la relecture de différents partenaires tels que la Conférence Nationale de Santé (CNS), le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), la Haute Autorité de santé (HAS), ou encore au Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM). Complet, le guide comprend 26 fiches classées en cinq parties portant respectivement sur les besoins et l’accès aux soins, le patient acteur de sa santé, l’information sur la qualité des soins, l’information sur la fin de vie, et sur les recours pour faire valoir ses droits. Plusieurs aspects-clés y sont abordés, tels que les refus de soins par les professionnels de santé, les soins des personnes précaires, l’accès au dossier médical, le secret professionnel, la bientraitance ou encore, la représentation des usagers du système de santé.

Guide "Usagers : votre santé, vos droits"

D'après la lettre hebdomadaire de la Société Française de Santé Publique

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:16

Dans ce mois du Mars Bleu de prévention du Cancer Colorectal, cette interview de Christophe Cellier fait le point sur la stratégie de dépistage et notamment la place de la coloscopie, indispensable en complément des tests proposés.

La bonne nouvelle de l'aboutissement du combat de la SNFGE et de son (past)président, Laurent Beaugerie, c'est l'arrivée du nouveau test de dépistage plus "efficace" ... exit le test fécal Hemoccult® (moins de 40% de cancer détectés) remplacé désormais par le test immunologique (FIT-test) pour le dépistage en population générale.

Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 09:58

Une enquête réalisée par l'Ifop et Capital Image, un des partenaires Com de l'afa (les campagnes RCH de 2013 et Montrons nos ventres de 2012), pleine d'enseignement ... et qui prouve aussi que si la peur est désormais souvent justifiée, le réflexe de s'informer doit réduire les délais de diagnostic et améliorer autant la prise en charge que l'observance ... AAM

Les Français ont peur de la maladie avec ou sans symptôme
Selon l’étude Ifop/Capital Image, si 54% des Français interrogés déclarent considérer les questions de santé comme étant de plus en plus préoccupantes, ils sont 32% à indiquer avoir peur d’être atteint d’une maladie ou d’en développer une lorsque certains signes ou symptômes les inquiètent et 13% ont cette même angoisse en l’absence de tout symptôme : certains sont dans une attitude préventive tandis que d’autres sont anxieux voire hypocondriaques.

Les médias, Internet et les discussions avec les proches alimentent la peur d’être atteint d’une maladie grave
Les 13% de Français inquiets en l’absence de tout symptôme déclarent qu’il leur arrive d’avoir peur d’être atteints d’une maladie en entendant parler dans les médias (48%), 43% en lisant quelque chose sur un site Internet d’information et 41% en entendant parler de cette maladie par un proche.

Le Pr Jean Pierre Olié, psychiatre, Hôpital Sainte-Anne, s’interroge : « Est-on plus ou moins inquiet lorsqu’on est informé ? Lorsqu’on est bien informé, on peut être plus inquiet dans certaines situations. Être médecin, par exemple, pourrait être une catastrophe, car à partir du diagnostic, on peut émettre toutes les hypothèses. En réalité, les médecins tout comme les journalistes et les communicants Santé ne sont pas pour autant hypocondriaques ! »

Pour ces 13% de la population, les conséquences vont être importantes : recherche d’information sur Internet (74%) discussions avec les proches (61%), consultation de leur médecin, voire de plusieurs médecins. Et paradoxalement, ces mêmes personnes inquiètes pour leur santé vont éviter les tests de dépistage du cancer ou les tests sanguins...
Au final, l’information qu’ils auront trouvée va diminuer leur peur d’avoir une maladie grave pour 36% d’entre eux et au contraire l’augmenter pour 64% !

« Sont particulièrement concernés les jeunes, notamment de sexe masculin, de moins de 35 ans, et les habitants de la région parisienne. On peut noter une étroite corrélation entre la peur d’être atteint d’une maladie et le suivi de l’information santé de manière générale » observe Damien Philippot, Directeur des Etudes, département Opinion, Ifop.

Capital Image, 25 ans d'infos santé

« Artériopathie des membres inférieurs, hypertrophie bénigne de la prostate, hypertension artérielle pulmonaire, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou encore, cancer, hépatites, maladie de Parkinson, AVC... Nous menons des campagnes d’information sur toutes ces maladies en allant à la rencontre des premiers concernés - les malades et leurs familles, les associations de patients - mais aussi les chercheurs, les soignants et plus généralement les acteurs de la santé. Lorsque nous abordons un nouveau sujet, il nous arrive parfois de traverser un épisode d’hypocondrie... Qui n’a pas eu peur un jour de développer une maladie ? Toutefois, la pluralité des points de vue nous permet de prendre de la distance. Nous collectons, hiérarchisons et diffusons l'info santé en tenant compte du trouble qu'elle peut susciter, et ce d'autant que l'arrivée des réseaux sociaux permet aujourd'hui une diffusion immense de façon instantanée » constate Stéphanie Chevrel, Co-fondatrice et DG de Capital Image.

En réalisant cette étude avec l’Ifop, Capital Image, agence de Relations Publics et Relations Médias santé qui fête cette année ses 25 ans, souhaitait en savoir davantage sur la perception qu’avaient les Français de l’information santé et les comportements qui en découlaient.

Les français ont peur de la maladie
Repost 0
Published by amis de l'afa et des mici
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des amis de l'afa et des MICI
  • Le blog des amis de l'afa et des MICI
  • : Le blog solidaire des amis de l'association François Aupetit, l'afa, seule association nationale des malades et de leurs proches qui luttent contre les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), maladie de Crohn et recto-colite hémorragique, deux maladies taboues qui touchent désormais 200 000 personnes en France ! Si vous souhaitez contribuer, envoyez vos textes à amisafaMICI@gmail.com
  • Contact

Recherche