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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 15:33

Un article du @journal d’Hépato-Gastro-Entérologie à lire jusqu’au bout, car s’il alarme compte-tenu de l’utilisation croissante des examens de radiologie digestive pendant la dernière décennie, en particulier pour le scanner abdominal, il convient de dévoiler la conclusion avant de lire l’article : « la probabilité de développer un cancer après irradiation par des examens radiologiques est controversée. En fait, bien qu’il soit logique de penser que toute dose d’irradiation comporte un risque de cancer pour la personne concernée, ce risque demeure très faible ». Toutefois, autant avoir certaine chose en-tête si nos divers médecins proposent des examens répétés ...  AAM

 

L’équipe d’un centre irlandais de référence en Gastroentérologie situé à York vient de publier une étude de l’irradiation reçue par les patients au cours d’examens radiologiques digestifs.


Cette étude souligne le risque théorique de cancer lié à cette irradiation, surtout pour les patients les plus jeunes. Ce risque a d’ailleurs été confirmé chez les Japonais qui ont été exposés à une irradiation massive par la bombe atomique ainsi que  chez les employés de l’industrie nucléaire exposés aux radiations3. L’équipe Irlandaise a conduit une étude rétrospective entre janvier 1999 et janvier 2009 des examens radiologiques chez 2 590 patients ayant des troubles gastro-intestinaux.

 

Le diagnostic porté permettait de classer ces patients en 3 groupes principaux :

 

- maladies intestinales inflammatoires (Crohn et RCH) chez 38 %,

 - autres affections organiques gastrointestinales  chez 4 %,

  - troubles fonctionnels digestifs chez 25 %.


L’irradiation liée aux examens radiologiques digestifs, évaluée en milliSieverts (mSv), était évaluée à : 0,7 pour un ASP, 8 pour un lavement baryté, 8  pour un scanner abdominal, 10 pour un scanner avec coloscopie virtuelle.  La dose cumulative d’irradiation par les examens subis a été calculée pour chaque patient. Il convient de rappeler que d’autres examens radiologiques - Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) et Ultra Sons - ne s’accompagnent pas d’irradiation.


Au total, 57 % des patients porteurs de troubles digestifs ont été soumis à des examens radiologiques. La  quantité  moyenne d’irradiation en une année à laquelle ont été exposés les patients a augmenté au cours de la période d’étude en passant de 2,2 mSv en 1999-2000 à 3,1 mSv en 2008-2009. La dose d’irradiation moyenne liée au Scanner est celle qui a le plus augmenté en passant de  0,9 mSv pour la première année à 1,8 mSv pour la dernière année de l’étude. L’irradiation cumulative  reçue par les patients atteignait en moyenne 10, 4 mSv. Une dose cumulative supérieure à 50 mSv, potentiellement toxique, concernait 9,7 % des patients. Chez quelques patients (n = 35), la dose cumulative d’irradiation était même supérieure à 100 mSv.


La probabilité de développer un cancer après irradiation par des examens radiologiques est controversée. En fait, bien qu’il soit logique de penser que toute dose d’irradiation comporte un risque de cancer pour la personne concernée, ce risque demeure très faible, même pour les doses cumulatives entre 50 et 100 mSv ce qui correspond à 5 à 10 scanners pour une même personne. Cependant chez certains ces chiffres sont dépassés et au dessus de ce seuil il y a une augmentation linéaire du risque de cancer. La présente étude a confirmé l’utilisation croissante des examens de radiologie digestive pendant la dernière décennie, en particulier pour le scanner abdominal bien qu’il implique une irradiation non négligeable. C’est surtout pour cet examen d’accès facile et de réalisation rapide qu’il convient d’appliquer des règles de modération, bien que les modèles les plus récents irradient moins. Il faut enfin ne pas négliger l’absence d’irradiation dans les examens comme l’IRM.

 

René LAMBERT
Octobre 2012 – 68

 

Références :  Desmond AM, McWilliams S, Maher MM et al. Clin Gastroenterol. Hepatol. 2012;10:259-65

Berland LL Gastroenterol Hepatol 2012;10:216-17

Cardis E, Vrijheid M, Blettner M et al. Radiat. Res. 2007;167:396-416

 

« Les propos exprimés dans les numéros du journal faxé n’engagent que leurs auteurs à l’exclusion de ses annonceurs »

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 14:36
Ce nouveau document, publié par l’ANSM [1] a pour objectif d'apporter une information exhaustive et détaillée sur la consommation de médicaments en France, en ville comme à l'hopital.
Le nombre d’unités vendues montre que cette consommation demeure globalement stable. Néanmoins, l’offre ne s’est pas significativement réduite en 2011, puisque 3 000 substances actives différentes -correspondant à 10 500 médicaments différents et à 14 600 présentations (conditionnements) - étaient disponibles sur le marché français durant cette période. 
La consommation pharmaceutique de la population française est d’ailleurs, en moyenne, de 48 boîtes de médicaments par habitant en 2011, c'est-à-dire proche d’une boîte par semaine.En valeur les ventes de médicaments représentent environ 27,6 milliards d’euros (21,7 milliards d’euros dans les officines et environ 5,9 milliards d’euros à l’hôpital).
D’autre part, plus de 85 % des ventes réalisées en pharmacie d’officine ont concerné des médicaments remboursables, la part de l’achat de médicaments non pris en charge par les régimes d’assurance maladie se développant lentement en France. Si environ un médicament remboursable sur cinq acheté en ville a été un générique, la part de marché des médicaments génériques, en progression continue depuis 2001, a cependant régressé en 2011. Les données les plus récentes de l’année 2012 semblent toutefois marquer un rebond des ventes de génériques.

Enfin, on observe que la répartition des ventes en ville se recentre sur des classes thérapeutiques très différentes de celles de l’hôpital, où antinéoplasiques et immunomodulateurs représentent à eux seuls 38 % du marché.
Ce rapport se décompose en 3 parties :

  • présentation du marché pharmaceutique français en 2011 et de ses caractéristiques générales,
  • part de marchés des médicaments, selon leurs classes thérapeutiques et leurs substances actives, 
  • marché des génériques.

Parmi les grandes tendances en 2011, on peut noter les points suivants :

-   L’offre pharmaceutique française est très importante (3 000 substances actives disponibles correspondant à 10 500 médicaments différents et à 14 600 présentations), même si la consommation reste stable (+ 0,5 % de croissance par rapport à 2010). Cette croissance très modérée peut notamment être expliquée par plusieurs phénomènes :

  • un rythme de progression de la consommation pharmaceutique qui tend à diminuer pour certaines classes thérapeutiques,
  • le retrait de certaines spécialités en 2011,
  •  la réévaluation par l’ANSM du rapport bénéfice/risque de nombreuses spécialités, voire de classes thérapeutiques entières.

-   Si la consommation de médicaments progresse moins vite en France que dans d’autres pays européens, elle demeure néanmoins élevée : résumée à un seul chiffre, elle est en moyenne en 2011 de 48 boîtes de médicaments par habitant, soit environ une boîte par semaine.

-   Les ventes en pharmacie d’officine sont principalement représentées par des spécialités soumises à prescription (85 % de l’ensemble) et prises en charge par les régimes d’assurance maladie.

-   Les marchés pharmaceutiques sont hétérogènes entre la ville et l’hôpital. Les ventes en ville sont ainsi fortement concentrées sur certaines classes en termes de valeur (médicaments du système vasculaire, suivis par les médicaments du système nerveux central), alors que la prépondérance du marché hospitalier repose sur les ventes d’antinéoplasiques et d’immunomodulateurs (38 %). D’autre part, les formes pharmaceutiques principalement utilisées diffèrent entre ces deux marchés puisque les deux tiers des spécialités utilisées en ville sont représentées par les formes orales sèches (comprimés, gélules…), alors que les formes injectables sont plus souvent utilisées à l’hôpital.

-   La progression de la part de marché des médicaments génériques, continue jusqu’en 2010, s’est infléchie pour la première fois en 2011 (23 % en quantité versus 24,3 % en 2010). Ce recul peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

  • l’apparition récente de certains génériques pour lesquels la substitution serait moins facilement acceptée
  • les controverses récentes sur l’efficacité et la sécurité des génériques qui auraient suscité la méfiance chez certains médecins ou leurs patients
  • le retrait du marché des spécialités composées de dextropropoxyphène et de paracétamol dont les ventes de génériques étaient très élevées.

La situation du marché des génériques semble cependant repartir à la hausse au cours de ces derniers mois.
Au total, ces données qui traduisent une stabilisation de l’usage des médicaments n’impliquent pas pour autant que la consommation pharmaceutique française se soit fixée en France à un niveau optimal.

--------------------------------

[1] L’ANSM, instaurée par la Loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé, s’est substituée à l’Afssaps le 1er  mai 2012 en reprenant ses missions, droits et obligations. Ce nouveau type de document se substitue aux synthèses sur les ventes de médicaments produites jusqu’à présent chaque année par l’Agence. Contrairement aux années précédentes, ce présent rapport ne détaille pas les tendances concernant les évolutions en valeur de chaque classe thérapeutique. Ces dernières pourraient en effet être faussées par des bases tarifaires différentes, la loi de financement de la sécurité sociale 2012 ayant modifié les modalités de déclaration auprès de l’ANSM des chiffres d’affaires réalisés par les entreprises pharmaceutiques.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:53

Lubéron

 

Le 30 septembre, une cinquantaine de personnes s’étaient réunies pour fêter Les Automnales  lors du repas concert de l’association Artistiquement Vôtre en Luberon dans le tout petit village de Peypin d’Aigues au coeur du  parc du Luberon en Vaucluse.

A cette occasion et à quelques jours de la journée nationale des MICI, une dizaine de  bénévoles d’AVL ont souhaité faire un geste envers les malades.


Une petite tombola rapporta 150 euros., les lots offerts par les amis créateurs, mais aussi par Jocelyne Sitt, présente aux côtés de Marc et Gisèle Boyer, créateurs de la manifestation du « Printemps de la chanson au rire » en faveur de l’AFA (qui rapporta 1000 euros le 26 avril dernier).

Au cours du repas Jocelyne sitt, et Gisèle Boyer prirent la parole avec émotion et expliquèrent en quelques mots le fonctionnement de l’AFA ce que sont les MICI.  Pour l’ambiance, des ballons avaient été un peu mis autour de la salle des fêtes et accrochés dans la salle.

 

Solidarité et amour deux mots clés pour continuer le combat ! Gisèle.


 

Merci pour cette belle initiative, le Lubéron montre l'exemple depuis plusieurs années toujours avec le soutien fidèle de notre "ancienne déléguée" mais toujours bénévole dynamique, Jocelyne Sitt (et Monsieur qui n'est jamais très loin pour le coup de main). Le bénévolat se fait souvent avec la famille et les amis, c'est ça la belle histoire de nos vies associatives. AAM


 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:30

Viree-des-bois-2.JPG

 

Nous sommes dimanche 30 septembre à 7h30.  

 

Le ciel est magnifiquement clair mais il fait bien frais à l'arrivée des premiers coureurs de la Virée des 2 Bois à Villebon sur Yvette dans l'Essonne. Olivier Palhé Belair et Olivier Tribondeau, les deux organisateurs sont dans les bois depuis 5 heures du matin pour vérifier le balisage et la sécurité du parcours.


A 9 heures, ce sont 170 coureurs qui s'élancent pour les deux courses de 8.5 km et 17 km. Les premiers arriveront environ 40 minutes plus tard en dépit des quelques pentes parsemées sur le parcours ; pour les derniers ce sera un peu plus long...

 

Viree-des-bois.JPGGrâce à l'initiative d'Olivier et au soutien du Club des As (en la personne de Michèle Boulanger) et de la Mairie de Villebon , nous savons que l'intégralité des bénéfices de la course ira à l'Afa. C'est donc un chèque de 1000 euros que Monsieur Fontenaille, Maire de notre ville remet sous un superbe soleil de midi.


Merci du fond du cœur à ceux qui ont permis cela et aux copains bénévoles et coureurs qui ont porté haut les couleurs de l'Association . Ils avaient l'air fier, et nous aussi .

 

 

Viree-des-bois-1.JPG

Vivement l'année prochaine, avec encore plus d'ambition !

 

 

C'est grâce à ces événements de solidarité que l'afa réussit chaque année à dynamiser de nouvelles recherches contre les MICI et à proposer des actions de soutien et des services pour les malades et leurs proches. Merci à Pierre-Yves, Marie-Ange et Benjamin, famille ambassadrice de l'afa, à Olivier, à Michèle, à tous les bénévoles et participants, et à Monsieur le Maire de Villebon, vous êtes tous des As ! AAM

 

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:39

Lu l'article suivant dans la newsletter du mois de juillet de la Fondation DigestScience soutenue par l'afa :

 

L'idée d'un axe cerveau-intestin n'est pas nouvelle, par contre, le fait que la communication se fasse dans les deux sens, et que l'intestin puisse envoyer des messages vers le cerveau est un concept plus récent.

Encore plus innovante est l’implication de la flore intestinale dans ce dialogue cerveau-intestin.

 

Une étude canadienne a montré qu’un traitement oral d’une semaine par plusieurs antibiotiques chez la souris adulte induit une modification du microbiote, un comportement anxieux, ainsi qu’une élévation du taux d’une protéine impliquée dans la croissance et la survie des neurones au niveau de l’hippocampe et de l’amygdale. L’arrêt de l’antibiotique a permis aux rongeurs de retrouver leur comportement normal.

 

Cette même équipe a observé que des souris n’ayant pas le même comportement naturel diffèrent par la composition de leur micriobiote ; les unes sont timides et anxieuses et les autres montrant une grande tendance à explorer leur environnement. En inversant, par transplantation, leur flore intestinale, on observe un inversement du comportement des rongeurs, les souris timides devenant de vraies exploratrices et vice-versa !

 

Des substances actives sur le cerveau semblent être produites par le microbiote.

 

Comment le cerveau peut-il interagir sur la composition de la flore ?

Chez des souris rendues anxieuses et sensibles au stress (par ablation des bulbes olfactifs), des chercheurs ont mis en évidence une modification du microbiote ainsi qu’une augmentation du taux intracérébral d’un neuromédiateur du stress (le CRF) libéré par l’hypothalamus. L’injection de ce même neurotransmetteur à des souris normales a entrainé les mêmes effets sur leur flore. Dans les 2 cas, une modification de la motilité* du côlon était observée.

 

Beaucoup de questions restent en suspens…Et donc beaucoup de travaux en perspective (et en cours) ! Quelles sont les substances neuroactives, de quels microorganismes proviennent-elles, quelles sont leurs cibles, comment s’intriquent microbiote et certaines maladies neuro psychiatriques, peut-on manipuler la flore intestinale dans un but thérapeutique…

Il y a encore beaucoup à apprendre sur le microbiote intestinal.

 

Commentaires : L'afa soutient depuis plusieurs années des études - notamment celles du Pr Bruno Bonaz de Grenoble - tant sur le lien entre stress et MICI (entre cerveau et intestin donc) que dans le rôle du microbiote dans nos maladies.

 

* La motilité est un terme de la biologie qui réfère à la capacité de se déplacer spontanément ou par réaction à des stimuli et activement, en consommant de l'énergie lors du processus.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:37


Nous reproduisons ici un article informatif publié dans la revue du CISS infos n° 24

www.leciss.org


 Aeras, enfin du concret


Plus d’un an après l’entrée en vigueur de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) rénovée, il est temps de faire un point sur les avancées pratiques dans la mise en œuvre de ses objectifs. Rappelons que cette convention rénovée vise à l’amélioration de la prise en compte par les assureurs et les banques des avancées de la médecine et de la plus grande fréquence des stabilisations pour certaines pathologies, ainsi que l’acceptation d’une mutualisation plus large du risque santé entre les assurés.

 

Des travaux longs et parfois tendus

Transformer ces déclarations de principe en dispositions pratiques requière, comme c’est toujours le cas dans le cadre d’un processus conventionnel, des négociations entre parties prenantes : associations d’un côté, fédérations des banques et des assurances de l’autre, le tout sous l’oeil vigilant des pouvoirs publics. Nous avons à plusieurs reprises, au cours de ces 12 derniers mois, communiqué pour nous plaindre du retard pris dans le lancement de ces travaux de négociation. C’est chose faite depuis environ 6 mois, et les réunions ont permis de confronter des points de vue souvent divergents mais en parvenant, à force de persévérance, à des avancées intéressantes.

 

Commission des études et des recherches

Une méthodologie a été arrêtée pour avancer sur une analyse actualisée des risques de morbidité et mortalité liés à deux pathologies : le cancer pédiatrique et des jeunes adultes (puisqu’on se place dans une perspective de risque futur au moment d’une prochaine démarche d’emprunt), sous l’égide de l’InCA ; le VIH, sous l’égide de l’Inserm et de l’ANRS. De plus, des travaux sur les maladies cardio-vasculaires vont également être menés rapidement.

 

Harmonisation des questionnaires de santé

Une première étape a été franchie, principalement avec l’acceptation par les assureurs de limiter dans le temps le champ d’application de trois questions essentielles : celle portant sur le fait d’être ou d’avoir été en ALD qui ne pourra dorénavant remonter à plus de 15 ans d’antériorité ; celles portant sur le fait d’avoir été sujet d’une part à un traitement et d’autre part à une hospitalisation qui ne pourront maintenant remonter à plus de 10 ans.

Des avancées très concrètes, qui montrent donc que la dynamique conventionnelle est en route. Nous attendrons tout de même de constater leur application et leurs résultats effectifs pour communiquer publiquement cette relative satisfaction.

 

Nouveau site : www.aeras-infos.fr.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:17

Un article de mise au point publié ce jour sur le @ journal d'Hépato-gastro-entérologie ... des éléments de réflexion en cette période où l'on compare de plus en plus les deux géants européens ... certes nous ne sommes pas dans la gémellité ... et doit-on y tendre car il faut le rappeler, bon nombre d'allemands doivent prendre des assurances complémentaires qu'une partie de la population ne peut se payer ... le mal français serait-il un bien, même si les sources d'économie sont visibles pour tous les malades - nous avons tous des exemples à donner ... y compris dans nos comportements (trop) consommateurs parfois ! Bonne lecture !

 

 

 

Franck DEVULDER
Rédacteur en Chef
Avril 2012 - 35
 

      Think tank d'opinion européen et indépendant, Institut Thomas More, vient de publier une analyse comparative de la dépense de santé publique en France et en Allemagne dans le domaine de la Santé. Leurs conclusions sont sans appel :


      - Si la France ramenait sa dépense publique de santé par habitant au niveau allemand, cela représenterait une économie de 7,2 milliards d'euros par an. 20 % de la population allemande a plus de 65 ans, contre 16,5 % en France. Les dépenses de santé par habitant devraient donc être plus importantes outre Rhin. Or, les dépenses publiques pour la santé de chaque français dépassent de 112 euros celles de son voisin allemand. Cela ne se fait cependant pas au détriment de la santé des allemands, avec des indicateurs tout à fait comparables et un nombre de consultations par personne et par an de 8,2 en Allemagne, alors qu'il est de 6,9 en France.


      - Avec des revenus inférieurs de 38,5 % à l'Allemagne en moyenne, ce n'est pas la rémunération des médecins français qui coute cher : nous avons plusieurs fois dans les colonnes de l'e-journal pointé le faible niveau de revenus des médecins français par rapport à ses voisins européens. Cela est encore souligné par ce rapport qui précise qu'un généraliste libéral gagne en moyenne 46 824 euros par an en France contre 74 703 euros en Allemagne et que ces chiffres sont respectivement de 71 350 euros pour un spécialiste français contre 109 950 euros pour son homologue allemand.


      - Dépenses hospitalières : une économie potentielle de 26,4 milliards d'euros. Chaque français dépense pour l'hôpital 409 euros de plus que son voisin d'outre Rhin, ce qui représente un surcout de dépenses de 26,4 milliards d'euros. Les raisons invoquées dans ce rapport sont doubles : d'une part, celui d'une réforme menée outre Rhin visant à l'alignement des tarifs de remboursement des actes effectués dans les hôpitaux publics sur ceux effectués dans les hôpitaux privés, et d'autre part, un nombre d'établissements hospitaliers en France dépassant de 68 % celui rencontré en Allemagne par million d'habitants. Il en va de même de la taille des établissements, plus petits en France, du nombre de personnels hospitaliers qui est de 1608 pour 100 000 habitants en France contre 1338 en Allemagne. Malgré cela, la débauche de moyens en France n'offre pas une meilleure offre de soins, avec 20% de lits en moins rapportés à la population, et une durée de séjour près de deux fois supérieure outre Rhin qu'en France. À l'heure du renoncement à la convergence tarifaire publique/privée annoncée par le vainqueur du premier tour des élections présidentielles françaises, on voit bien, pour autant, que les seules véritables sources d'économie sont dans une meilleure organisation de l'hôpital public.


      - Coût administratif : 4 milliards d'économies possibles. Si, sous l'impulsion de Frédéric Van Roekeghem, les coûts administratifs de la Santé et de l'Assurance Maladie se sont considérablement réduits, ils restent encore les plus chers du monde, atteignant 7 % de la dépense totale de Santé contre 5,4 % en Allemagne.


      - Dépenses de médicaments : chaque année, 1,1 milliards d'économies à faire. Nous le savons, nous sommes les champions du monde de la consommation d'antidépresseurs, et les champions d'Europe de la consommation d'antibiotiques. Nous savons peut être moins la faible pénétration des génériques dans notre pays, avec 20 % des médicaments consommés, contre 60 % en Allemagne. Comparés à leurs voisins allemands, les français dépensent 17 euros de plus chaque année, soit une économie envisageable de 1,1 milliards d'euros.


      - L'Assurance Maladie pourrait économiser 14,3 milliards d'euros si elle alignait le montant de ses remboursements sur celui de l'Allemagne. Nos déficits tiennent comme toujours à nos excès de dépenses : 2 551 euros remboursés en moyenne par français par l'Assurance Maladie contre 2 289 en Allemagne, soit un écart de 272 euros par habitant. Cet écart n'est que partiellement compensé par des cotisations au régime général supérieures en France de 39 euros mais le delta reste négatif en notre défaveur, ce qui pourrait générer des sources pourtant potentielles d'économies estimées dans ce rapport à 14,3 milliards d'euros par an.


      Pour les auteurs de ce rapport, cette comparaison avec l'Allemagne pointe du doigt les surplus considérables du système de santé français, qui ne sont pas justifiables par une meilleure performance. L'enjeu principal de la réforme de ce système de santé qui s'impose sera, aux yeux des auteurs, de maintenir un accès équitable aux soins, tout en réduisant drastiquement les coûts. À défaut de tomber dans les errements du « tout public » et la gestion purement comptable, nous n'échapperons pas, au-delà des discours électoralistes qui abreuvent nos médias actuellement, à une réforme en profondeur de notre système de santé trop coûteux, mal organisé, et où patients et médecins ne sont pas logés à la meilleure des enseignes en comparaison au système de santé allemand.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:04

Intéressant dans nos actions associatives ... et en général dans nos vies avec la maladie ... ou comment faire bouger les lignes côté 20% et 80%, et mieux se répartir !

 

Connaissez vous le principe de Pareto ? Si vous souhaitez être efficace au sein de votre association, la connaissance de ce principe est indispensable. Car vouloir être efficace sans évoquer le principe de Pareto, c’est un peu comme être ministre du budget et ne pas connaître Liliane Bettencourt, se dire fan de foot et ignorer le classement de l'OM ou être ministre de la santé et ne pas savoir ce qu'est le Médiator : inconcevable.

Monsieur Pareto était un économiste né à Paris en 1848 d'un père italien et d'une mère française. A la fin du 19ème siècle, il a analysé les données fiscales de l'Angleterre, de la Russie, de la France, de la Suisse, de l'Italie et la Prusse. Son analyse lui permet de constater qu'environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. En fait, il constata que 20 % des contribuables payaient 80 % de la recette des impôts.

Mais, poursuivant son analyse, il remarqua aussi que 20% de la population s'octroyait 80% des richesses. Ceci expliquant cela...

En 1954, le chercheur qualiticien Joseph Juran diffuse cette notion pour la première fois sous le nom de "principe de Pareto". Mais très vite, cette observation s'est étendu à bien d'autres domaines, presque tous pour ainsi dire. Pour faire simple, on peut dire que ce principe s'adapte à toutes les situations de nos vies.

Pour une entreprise, il est facile de vérifier que 80 % de son chiffre d'affaire est réalisé grâce à 20 % de ses clients.

Pour une association, il est aisé de constater que 80% du travail effectué est le fait de 20% des bénévoles. Pour une femme il est évident que le partage des tâches ménagères procède de la même répartition...

Poussons plus loin cette notion.

On peut sans se tromper, affirmer que l'on porte 20% de nos vêtements 80% du temps, que 80% des accidents de voitures sont causés par 20% des conducteurs, que 20 % des clients d'une entreprise produisent 80% des réclamations, que 20 % des systèmes représentent 80 % des pannes...

Mais on peut aussi constater que :
- 20% de nos soucis créent 80% de nos angoisses,
- 80 % du terrain médiatique est occupé par 20 % des gens,
- 80% de nos dépenses sont générées par 20% d'activités,
- 20 % des restaurants accueillent 80 % de nos repas (les habitudes...),
- 80 % de nos coups de téléphone sont passés à 20 % de nos connaissances,
- 80% du temps d'étude est nécessaire pour saisir 20% du total.

Enfin pour clore cette liste, on sait tous que l'on n'utilse que 20% de notre cerveau...

Le principe, vous l'aurez compris est assez simple : analyser, comprendre et modifier.

En d'autres termes, pour être efficace au sein de votre association :
- analysez son fonctionnement,
- analysez votre fonctionnement en son sein,
- comprenez les points forts et les points faibles de la structure,
- comprenez vos points forts et vos points faibles.

Le résultat devrait vous permettre :
- de vous re-centrer sur les tâches qui apportent le plus à votre association,
- de ne travailler que dans les domaines qui vous conviennent bien,
- d'apprendre à déléguer toutes les autres tâches.

Pour conclure, si 20% d’entre vous lisent 80% de cet article, c'est gagné. A l'inverse...

En savoir plus


Le principe de Pareto sur Wikipedia

Texte de la conférence sur Vilfredo Pareto donné par Mr Secretant à la société d'Economie et de Science Sociale le 20 mai 1950 (document unique - archives de particuliers - Merci à Anne Savin)

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:54

Un article sur la Lettre de la Fondation DigestScience du 10 avril 2012 (en rappel, l'afa est membre du CA et soutien de la Fondation de Recherche sur les maladies digestives)

 

Article :

 

On connait bien l’effet bénéfique de l’activité physique modérée sur le cœur, les os, le poids, la qualité de vie…mais qu’en est-il au niveau de l’intestin ?

L’exercice physique peut être à la fois bénéfique et nocif pour le tube digestif et ceci proportionnellement avec l’intensité avec lequel il est pratiqué. Si l’exercice doux et modéré a un effet protecteur contre le cancer du côlon, la colite diverticulaire, la lithiase biliaire et la constipation, pratiqué de manière plus intensif, il pourra induire des effets néfastes avec brûlures d’estomac, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées et même des rectorragies.

Entre le quart et la moitié des athlètes de haut niveau sont importunés par des symptômes digestifs qui peuvent gêner ou entraver leurs entrainements et leurs compétitions.

Les symptômes digestifs liés à cette pratique intensive sont le plus souvent liés à des troubles de la motilité intestinale, des facteurs mécaniques ou une modification des sécrétions neuro-immuno-endocrines.

L’entrainement, la modification du mode de vie, l’alimentation équilibrée, la surveillance de l’hydratation et l’évitement d’une consommation excessive de médicaments sont fortement conseillés.

Chez 70% des athlètes, les symptômes digestifs seraient lié à la pratique d’un exercice intense associée à une déshydratation. L’ischémie intestinale serait la principale cause des nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhées . La fréquence de ces troubles est presque deux fois plus importante lors de la course à pied que lors de la pratique d’autres sports d’endurance tels que le cyclisme et la natation et 1,5 à 3 fois plus importante chez les athlètes de haut niveau que chez les sportifs amateurs.

Avis aux amateurs !

 

Références

Curr Opin Clin Nutr Metab Care.2009 Sep;12(5):533-8. The impact of physical exercise on the gastrointestinal tract. de Oliveira EP, Burini RC.

Source : Centre for Physical Exercise and Nutrition Metabolism, UNESP School of Medicine, Public Health Department, Botucatu City, São Paulo State, Brazil.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:09

Suite aux réflexions et échanges des 3èmes Rencontres Annuelles de la Maladie Chronique organisés à l'initiative de la Fondation Roche, il est proposé de travailler sur une Charte du Malade Chronique suivant les attendus suivant : :

 

- La personne malade est un citoyen à part entière

- La maladie chronique n’est pas un tabou ; elle fait partie de la vie

La maladie chronique doit se penser en termes de qualité de vie

La maladie chronique impose une approche politique structurée et globale

Le rôle des proches et des associations doit être pleinement reconnu

La maladie chronique suppose de penser le parcours de soin dans le temps long

L’approche de la maladie chronique doit être souple et adaptable

L’information est un droit légitime et inaliénable pour chaque personne malade

Notre société doit développer un sens de la sollicitude

La nouvelle configuration de la question de l’autonomie

Le nouveau rapport à soi, aux autres et au monde

- La nouvelle représentation nécessaire de la vulnérabilité

 

Cette initiative - même si elle émane d'un laboratoire ... - est heureuse et servira à tous et j vous invite donc à participer à la construction de cette charte, qui a vocation à porter la voix de tous ceux (patients, professionnels de santé, aidants) qui sont touchés par la maladie chronique, car la notion de vivre avec la maladie en société est aujourd’hui essentielle, c’est une véritable urgence.

 

Vous pouvez envoyer votre contribution, au plus tard le lundi 9 avril 2012, à l’adresse suivante :

chartemaladieschroniques@optimus.fr

 

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Published by amis de l'afa et des mici - dans santé
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